samedi 25 septembre 2010

Visite du fortin A 35 Prayon Est




En cette journée maussade du 25 septembre 2010 notre Président accompagné d'un membre participent à la visite, de l'ouvrage A 35, organisée par l'association Pro Forteresse. L'ouvrage est composé de 2 casemates armées chacune de 2 mitrailleuses. La casemate Sud a même été utilisée au début des années 80 pour effectuer des tirs en collaboration avec l'infanterie mobile.


La casemate Nord dispose d'un nouveau camouflage aménagé au milieu des années 80. 

En fait les 3 parties qui s'ouvrent en basculant verticalement disposent chacune d'une portion de camouflage qui se manœuvre indépendamment en s'ouvrant vers le bas, du côté intérieur, par traction sur un câble et qui revient rapidement en position initiale, tirée par des ressorts. Cette particularité se retrouve au col de La Forclaz. Cela correspond à la concrétisation du résultat d'une étude pour conserver la valeur des fortins en leur permettant de rester camouflés le mieux possible et le plus longtemps possible, de n'ouvrir les camouflages complètement qu'au dernier moment. De cette étude 6 maquettes on vu le jour, l'exigence voulait que les camouflages, notamment des embrasures antichars, puissent s'ouvrir d'un coup et se refermer tout aussi rapidement; pour cela des tests on été réalisés en grandeur nature au fortin de St-Brais ainsi qu'à proximité de La Côte, sur l'imposante ligne antichar reliant le lac de Neuchâtel au lac de Morat. Il est possible de survoler cette ligne grâce au lien ci-dessus,  en faisant glisser la vue aérienne au moyen de la souris pour apprécier la diversité de ce magnifique obstacle.





 Le fortin est encore équipé avec les tubes accoustiques...

...de plus la protection contre les gaz a été améliorée: ci-dessus la porte à l'arrière de la casemate Nord avec à droite la soupape de surpression et ci-dessous à l'autre bout de la galerie, le SAS combiné avec le SASI (sas individuel)...

...ci-dessus le verrou de blocage de la porte actionné par le garde SAS et ci-dessous le bouchon pour l'écoulement...

 ...la surpression s'échappe du SAS par une soupape formée d'une natte de caoutchouc...
Pour terminer, ce petit chalet est ni la baraque d'ouvrage (même si cette dernière à fait l'objet d'une transformation par son nouveau propriétaire) ni un faux chalet, mais au-dessus de sa petite cheminée de ventilation en cuivre, on devine le contre-ouvrage soit le A 36 Prayon Ouest, armé de 2 mitrailleuses. Oui, vous l'avez compris, Prayon était un verrou important, le 2ème depuis la frontière que l'on ne franchit qu'à pieds, le 1er verrou étant constitué d'une série de petits fortins dans le secteur de La Fouly.

dimanche 13 décembre 2009

La Dreusine 3 (par Javerne)

(pour la Dreusine 1 voir le message du 12 novembre 2008)

(pour la Dreusine 2 voir le message du 23 juillet 2009)

Cela fait plus d'un an que mes enfants me demandent et redemandent: C'est quand qu'on va à la "grotte" (sous-entendu à l'entrée de la galerie de Dreusine)?
En me levant le samedi 31 octobre, je me suis dit que c'est la dernière chance cette année.
En vitesse, préparer le sac à dos, réveiller les enfants et départ.
Cette fois, je passe par Javerne. Javerne est un alpage, avec quelques chalets et écuries.
C'est aussi un avant-poste du complexe fortifié de Savatan-Dailly, côté nord-est. Il y a plusieurs Fak dans le coin.





















A droite de l'ancienne chambre à câble ci-dessus, on distingue l'ancien Fak.

Après avoir contourné la montagne, nous avons longé la falaise pour nous diriger vers la cabane de Dreusine. Le chemin est en assez bon état, à part 3-4 passages un peu plus difficiles, voir scabreux avec des petits enfants. Personnes souffrant de vertige s'abstenir. J'ai même glissé dans un passage de rivière et me suis méchamment tordu le genou. Après un pique-nique à la cabane, nous avons attaqué la montée.













Enfin, la voilà, l'entrée; les enfants sont contents, il voient enfin l'entrée de cette galerie mythique. Contrairement à ma dernière visite de mai, la galerie est parfaitement sèche à l'intérieur. La vue est magnifique.




















Mes enfants ne veulent pas rentrer par le même chemin. Après avoir visionné ma carte, je tente de rentrer en continuant le chemin depuis la galerie, menant à Châtillon. Mais là, ô surprise, le chemin n'est plus partout marqué et a une certaine ressemblance à celui de Planaux-Dreusine en certains endroits, en un peu moins dangereux. Dans certains passages, je passe mes enfants seuls l'un après l'autre. Vers le haut, dans le zig-zag, le chemin est labouré par les sangliers. Puis on longe le dessous de la falaise, le chemin est soutenu par un muret, certainement construit par l'armée. Puis, le sentier monte dans la falaise pour rejoindre le sommet. Là, ça sent très fort le sanglier; comme dans une porcherie. J'ai quand-même eu les floppettes de me retrouver nez-à-nez avec les sangliers. Mais ils sont restés cachés, pas un seul individu en vue.


Puis, c'est la descente tranquille vers Javerne pour retrouver la voiture.
Les enfants sont épuisés, mais ravis de la ballade et des émotions qui ont été avec.

dimanche 8 novembre 2009

Ouverture au public du fort de Commeire

Le 17 octobre 2009, quelques membres de l'APSF se sont retrouvés au fort de Commeire à l'occasion de la journée organisée par l'association Pro-Forteresse pour marquer la reprise du fort en vue de l'ouverture au public.
Je tiens tout d'abord à remercier vivement les organisateurs de cette magnifique journée.

On a toujours entendu dire que le fort de Commeire était le plus sec des forts de la brigade de forteresse 10...mais finalement on a pu se rendre compte sur place des dégâts causés par l'humidité durant la dernière période où la climatisation défectueuse n'a pas été remise en état par l'armée.
En fait je pense que ce fort donne l'impression d'être sec avant tout par le fait qu'il est entièrement bétonné du fait de la mauvaise qualité de la roche. Ce fort a eu la particularité d'être le dernier ouvrage armé de canon de 7,5cm à rester en service, en effet il nous avait été communiqué que les canons et la munition resteraient sur place jusqu'à fin 1986, car il fallait attendre la mise en service de "Napoléon" c'est-à-dire le 1er monobloc lance-mines 12cm de la brigade de forteresse 10 qui allait être construit à proximité du fort. On évoquait aussi la possibilité de transformer le fort en cantonnement de montagne, ou alors en poste de commandement, un autre projet consistait à déplacer les 2 canons 10,5cm de Champex pour les placer dans la batterie Sud de Commeire...

Le fort de Commeire détenait encore une autre particularité que j'avais pu tester lors de mon cours de répétition en 1987 (et oui, le fort venait d'être reconverti en cantonnement de montagne). Des douches avaient astucieusement été aménagées en combinaison avec les WC turcs, des claies en bois avaient été ajoutées dans les cabines de WC pour éviter le contact direct avec le sol et l'eau venait se déverser dans une grille construite devant les cabines.
Mais durant les dernières années de mise en service et pour des raisons d'hygiène, il avait été décidé de supprimer cette installation ingénieuse en matière d'économie de place et qui permettait deux opérations simultanées: se débarrasser à la fois de la crasse et de la crotte avec l'avantage pour les constipés de forcer un peu sur l'eau chaude; les WC turcs furent remplacés par des cuvettes standard et les nouvelles douches que l'on trouve aujourd'hui ont été placées dans la salle de bain de infirmerie en lieu et place de l'unique baignoire.


Encore un élément à relever sur ce magnifique fort, dans le réfectoire un des tableaux accroché au mur est un superbe clin d'œil au frères d'armes du plus grand ouvrage d'artillerie de forteresse construit en Suisse durant la 2ème guerre mondiale à l'intérieur du Muetterschwanderberg avec ses 24 pièces d'artillerie !


De plus le 1er des deux dortoirs dispose aussi d'une particularité, une mezzanine équipée de lits pour quatre privilégiés!


Tout comme son voisin et contre-ouvrage, je veux parler du fort de Champex, celui de Commeire ne dispose pas de mitrailleuse sous casemate mais l'on peu aussi remarquer dans les pots d'embrasure, les traces de poudre produites par les tirs:


À noter encore que les camouflages des casemates de la batterie Sud sous forme de mazots avec toit en ardoises ont été réalisés peu de temps après la 2ème guerre mondiale. Pour s'en faire une idée...

Le A 27 a encore la particularité d'être un fort d'artillerie extrêmement compact et sans grande différence de niveau si l'on exepte le puits de la prise d'air et celui du double observatoire.


Et comme nous l'a fait remarqué un ancien du fort, la sentinelle placée devant l'entrée avait pour mission d'observer sur la route du Grand-St-Bernard, l'embranchement de la petite route qui conduit à Commeire; ainsi la troupe avait toujours le temps de remettre le fort en parfait état avant l'arrivée de visiteurs...

Pour terminé notons que nos hôtes du jour qui ont eu la gentillesse de nous offrir l'apéro ainsi qu'une délicieuse raclette, ont l'intention de remettre en place un canon dans chaque batterie, on ne peu que s'en réjouir.

jeudi 23 juillet 2009

La Dreusine 2

(pour la Dreusine I voir le message du 12 novembre 2008)



Dreusine, depuis que j'en ai vu la photo de la sortie dans un livre, c'est devenu pour moi un but: la localiser, la trouver, la contempler.
Ça y est, aujourd'hui 14 mai je me lance. Il pleut des cordes chez moi, mais il semble que le fœhn règne sur le Valais. Je prend l'équipement adéquat vu le temps et l'état du chemin, et il y a en plus des résidus de neige sur le parcours.
1 heure de voiture et c'est le départ à pied, depuis la Rosseline. Il tombe juste une petite bruine, et il fait assez frais. 1er tronçon sans encombre. Puis sortie de forêt et c'est le désastre; plus de chemin ! ! ! Il faut tailler des marches dans le pierrier avec ses souliers; pas évident avec cette pente. La bruine cesse, mais je n'ose pas ôter ma veste, les pierres sont glissantes et surtout tranchantes; je la garde pour protéger mes bras en cas de chute.
Il y a 6 ravines à traverser. Dans 3 d'entre-elles, il a encore de la neige; cette neige dure et tassée qui ne permets pas au soulier de marquer sa trace dans la pente. Il faut plusieurs coups de chaussure pour avoir enfin une petite échancrure qui évitera la glissade.
Les 4 premières ravines sont passées avec beaucoup d'efforts mais sans trop de difficulté.
Les soucis surgissent avec les 2 dernières ravines.
La 5ème; l'eau et la neige ont creusé un grand trou. Il faut sauter d'env. 1,2 m et atterrir dans cette caillasse glissante. Le faire? Ne pas le faire et rebrousser chemin? Après 3 min. de réflexion et évaluations des risques de glissade je saute. Atterrissage parfait, mais le sol se dérobe et je glisse sur env. 1m. C'est bon, je continue. Jusqu'à la 6eme ravine.
Là, je fais la rencontre de 2 magnifiques chamois qui doivent se dire qu'il y a un taré complètement fou qui s'aventure par ici. Ils s'en vont, même pas apeurés.
la 6ème ravine est à nouveau remplie de cette neige dure et glissante. Puis la sortie est un peu scabreuse, la poutre qui soutient le chemin n'est plus trop catholique. Si on se rate, c'est la chute.
Le reste du chemin est de la rigolade, sauf les derniers mètres de montée qui sont boueux, car de la neige fond encore à côté.
Ca y est, je la sens, elle est tout près, d'après mon altimètre, elle est là. Je sors du chemin et.........elle apparaît enfin, perdue, seule et mystérieuse au milieu de nulle-part, cette fameuse entrée. Quelle sensation de bonheur après tant d'efforts et de risques pris. Je la contemple un moment et profite pour me restaurer.
Puis il faut songer au retour; je dois récupérer mon véhicule, donc je dois reprendre le même chemin. Comme les traces ont été creusées à l'aller, le retour est plus facile (plutôt moins difficile). Sauf la 5ème ravine, où il faut m'y reprendre à 3 fois pour remonter ce que j'avais sauté à l'aller.
Arrivé, je constate les "dégâts" au cuir de mes chaussures: c'est lacéré; en effet, chaque pas fait pour tailler une marche dans la caillasse occasionnait de petites coupures dans le cuir.
J'ai sué, me suis fait un peu peur, mais je suis heureux de mon expédition.
C'est un itinéraire merveilleux, vue splendide sur tout le Chablais. Mais le chemin est peu praticable voir dangereux, et comme il n'est plus entretenu, il sera bientôt infranchissable. Donc, il faut absolument préférer le chemin venant de Javerne.






dimanche 29 mars 2009

Fort d'artillerie de Wenslingen

Salut les amis,

voici une de mes dernières découvertes dans le canton de Basel Land : le fort d'artillerie sous roc de Wenslingen. Ce fort est constitué de 3 casemates pour canons de campagne de 7,5cm, d'une entrée pour les canons et d'une entrée pour les hommes.


Le plan du fort provient d'une documentation de la GMS.








L'entrée pour les canons est murée... Dommage !









Une belle plaque de construction...









Une autre plaque avec un nom.









L'entrée des hommes.








La casemate n°3.









La casemate n°2.











La casemate n°1.





Aucune défense rapprochée, pas d'observatoire au niveau du fort d'artillerie. L'accès est assez scabreux et pas du tout évident à trouver !

vendredi 23 janvier 2009

Les grandes oreilles en Suisse


N'ayant pas grand lien avec la fortif, je voulais néanmoins vous informer sur un thème particulier. Voici un article publié sur le site de wikipédia en anglais au sujet du système de télécommunication satellite. Les liens sont intéressants, tout comme l'article. Bonne lecture...

dimanche 16 novembre 2008

Le Schafloch

Le Schafloch est une grotte qui s'enfonce dans le Sigriswiler Rothorn et qui a été utilisée par l'armée durant la 2ème guerre mondiale. Une galerie a été creusée dans le prolongement de la grotte afin de traverser la montagne. De chaque côté un téléphérique permettait l'accès direct :

http://map.geo.admin.ch/?crosshair=bowl&Y=625476&X=175471.5&zoom=8&bgLayer=ch.swisstopo.pixelkarte-farbe&lang=fr emplacement
http://web.archive.org/web/20080303054252/http://grewaco.ch/bk_thunersee.htm lien avec l'avant dernier sujet consacré au Schafloch, il manque les vignettes des images mais les liens sont actifs à l’exception d'un qui est corrompu.

samedi 15 novembre 2008

La 2ème vie des bunkers

Voici une histoire que l'on peut mettre en relation direct avec la mort des ouvrages: à part la réutilisation de fortifications comme musées, caves à fromages (lien archivé) ou résidences secondaires, il existe plusieurs bunkers transformés en coffre-fort pour le stockage de données informatiques ou autres archives. En 2007 certains parlementaires ont fait une proposition au Conseil Fédéral. Lien archivé: https://archive.is/uUkLZ
On constate que, selon ce dernier, il n'est plus possible de trouver encore des fortifications qui conviennent, et qu'il y a absence de demande. Par contre, curieusement, la Confédération engage beaucoup de moyens pour vider les installations et parmi celles-ci on remarque que plusieurs pouvaient servir pour stocker des données, c'est notamment le cas du plus grand fort construit durant la 2ème guerre mondiale, le Muetterschwanderberg. Quant à l'absence de demande, il faut bien admettre que la publicité en question est plutôt discrète, il faut rappeler ici qu'au début de la liquidation des ouvrages, il a été dit qu'il n'existait pas de catalogue et que les personnes intéressées devaient repérer un fortin, puis ensuite demander s'il était à vendre... ceci était une moquerie car les instances concernées dispose du catalogue (liste AGFA) de toutes les installations, il suffisait d'extraire celles prévues pour la liquidation! Du reste pendant un certain temps il était possible de commander à la bibliothèque militaire fédérale, la liste des ouvrages à liquider; cependant des esprits grincheux ont demandé à ce que cette liste soit classifiée "confidentiel". Il a ensuite fallu de nombreuses années avant qu'Armasuisse mette en ligne de temps à autres quelques objets susceptibles d'être les mieux vendus. Il a fallu attendre encore plus longtemps pour qu'enfin on produise cette vidéo; il n'est jamais trop tard pour bien faire, mais c'est vraiment le minimum !

Quant au motif invoqué concernant la nécessité "d'effectuer des investissements supplémentaires considérables" pour pouvoir conserver des matériaux sensibles à l'humidité, cet argument fait rire... tout le monde sait que les serveurs informatiques dégagent beaucoup de chaleur, à tel point qu'il faut évacuer le surplus ou alors comme cela est le cas dans cet ouvrage de transmissions militaires réutilisé par IBM à Uitikon, (lien archivé: https://archive.is/NMXi0), il est possible de chauffer l'eau de la piscine local!!! Sans compter que l'armée exploite une quantité de salles d'ordinateurs et de centres de calculs aménagés dans des installations comparables aux anciennes fortifications...
Malgré tout, voici le résultat du vote concernant cette proposition lien archivé. Et dire qu'en 2016-17-18 l'armée construit un nouveau centre de calcul dans une ancienne forteresse ... Et ci-dessous quelques liens:

https://www.swissinfo.ch/fre/boum-sur-les-bunkers-suisses/6941828 lien archivé: https://archive.is/GQeGQ

http://web.archive.org/web/20090526142631/http://www.tdg.ch/actu/economie/2008/10/20/entreprise-suisse-saurait-proteger-argent-sarkozy

https://www.swissfortknox.ch

Le coffre le plus sûr au monde est au Gothard lien archivé:  https://archive.is/gv9Ju

http://www.deltalis.com

mercredi 12 novembre 2008

La Dreusine 1 (Dailly)

La Dreusine est une issue qui traverse de long en large la falaise que domine la Croix de Javerne. Ce débouché est relié à l'ensemble fortifié de Dailly. Cette galerie s'étend a priori sur plus de 2 kilomètres. En plus d'issue de secours, elle possède deux postes d'observations et plusieurs captages d'eau qui alimentent Dailly.
Pour les amateurs de sensations fortes, le chemin au pied de la falaise est encore accessible. Mais il n'est pas entretenu et fortement déconseillé à faire seul... Sinon, il y a un accès plus aisé par Javerne.


Le débouché de la galerie de la Dreusine émerge de nulle part ! Faut vraiment connaître ou l'avoir bien repéré au départ sur une carte... Le départ de cette galerie se fait depuis Prabeneu et arrive à la Dreusine.







Un cantonnement existe encore dans la zone, alors qu'un autre a été démantelé...






Autre curiosité dans ce secteur : un dépôt de matériel pour monter des baraquements dans les galeries. Ce dépôt est situé non loin du débouché de la galerie.